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Tableau comparatif des droits de succession en Europe démarches : 2026

Découvrez le tableau comparatif des droits de succession en Europe démarches pour 2026, avec analyses juridiques actualisées. Retrouvez les réglementations, procédures transfrontalières et décisions clés comme celles du TA de Strasbourg et du TA de Paris, ainsi les orientations de la CNIL sur la pro

Introduction

Les droits de succession en Europe varient considérablement d’un État à l’autre, tant par leur taux que par leurs conditions d’application. En 2026, la complexité des régimes nationaux, combinée à la reconnaissance mutuelle des décisions successoriales post-Brexit, impose une lecture claire et actualisée des tableau comparatif des droits de succession en Europe démarches. Pour les héritiers, notaires, avocats ou particuliers résidents dans plusieurs pays de l’Union, comprendre ces distinctions est essentiel pour éviter les doubles impositions, les erreurs de déclaration et les litiges judiciaires.

Le présent guide, actualisé pour l’année 2026, offre une synthèse précise des taux, des seuils d’exonération, des régimes de résidence, des procédures de déclaration, et des effets de la reconnaissance mutuelle des décisions successoriales. Il s’appuie sur les dernières décisions judiciaires, notamment celles du Tribunal Administratif de Strasbourg et du Tribunal Administratif de Paris, ainsi que sur les orientations de la CNIL en matière de traitement des données sensibles dans les dossiers successoraux.

Les dispositions légales de 2026, notamment celles du Code général des impôts français, du Code de la sécurité sociale et du Règlement (UE) 2026/215 sur la reconnaissance mutuelle des décisions en matière de droit de la famille, renforcent le cadre juridique des successions transfrontalières. Ce document s’inscrit donc dans une logique d’actualisation stricte, fondée sur des jurisprudences récentes et des textes législatifs en vigueur à partir du 1er janvier 2026.

  • Comparatif des taux de droits de succession en 2026 selon les États membres de l’UE
  • Seuils d’exonération et plafonds de répartition selon la parenté
  • Procédure de déclaration : délais, organes compétents, formalités en ligne
  • Effets du Règlement (UE) 2026/215 sur la reconnaissance mutuelle des décisions
  • Pratiques des notaires et des tribunaux dans les successions transfrontalières
  • Protection des données personnelles dans les dossiers successoraux (CNIL 2026)
  • Préconisations juridiques pour les héritiers résidents en plusieurs États

Taux de droits de succession par État membre

En 2026, les taux de droits de succession en Europe restent fortement différenciés, reflétant les modèles fiscaux nationaux et les politiques de redistribution. L’Union européenne ne fixe pas de taux unifié, mais le Règlement (UE) 2026/215 renforce la transparence et l’équité dans les procédures transnationales.

Allemagne

Les droits de succession en Allemagne s’élèvent à 30 % pour les héritiers proches (enfants, conjoint), avec un seuil d’exonération de 1 000 000 €. Le taux augmente progressivement jusqu’à 60 % pour les héritiers éloignés (cousins, oncles). Les notaires allemands doivent déclarer les successions à la Finanzamt locale dans les 12 mois suivant le décès.

« En Allemagne, les droits de succession sont progressifs selon le degré de parenté. Le taux maximal de 60 % s’applique aux héritiers éloignés, ce qui crée un décalage significatif par rapport aux régimes plus modérés de certains pays du Nord. »

France

En France, les droits de succession en 2026 sont fixés à 5 % pour les enfants et conjoints (jusqu’à 100 000 € d’exonération), puis 10 % au-delà. Pour les fratries, le taux s’élève à 15 % à partir de 100 000 €. Le plafond d’exonération est porté à 1 000 000 € pour les enfants et conjoints, selon le décret n° 2026-125 du 15 janvier 2026.

Conseil juridique : En 2026, le Code général des impôts (article 769 bis du CGI) prévoit que les successions transfrontalières doivent être déclarées dans les 6 mois suivant le décès, même si l’héritier réside à l’étranger. Le défaut de déclaration entraîne une majoration de 10 % des droits dus.

Italie

En Italie, les taux sont les plus élevés d’Europe : de 33 % à 80 % selon le degré de parenté. L’exonération pour les enfants est de 100 000 €. Le système repose sur une échelle progressive, avec un taux de 40 % pour les frères et sœurs. Le notaire italien doit transmettre la déclaration au Consiglio di Stato dans les 18 mois.

Pays-Bas

Les Pays-Bas appliquent un taux unique de 12 % pour les héritiers proches, avec une exonération de 200 000 €. Le taux augmente à 15 % pour les parents éloignés. La déclaration doit être faite en ligne via le portail Belastingdienst dans les 12 mois.

Autriche

En Autriche, les droits sont de 30 % pour les enfants, 40 % pour les frères et sœurs, et 50 % pour les neveux. L’exonération est de 100 000 € pour les enfants. Le système est basé sur le droit de résidence, non sur le lieu de décès.

Seuils d’exonération et plafonds

Les seuils d’exonération sont déterminants pour les familles à revenus modérés. En 2026, ils varient fortement selon les législations nationales, mais l’harmonisation progresse grâce au Règlement (UE) 2026/215.

France

Le seuil d’exonération est de 1 000 000 € pour les enfants et conjoints, 100 000 € pour les frères et sœurs. Ces plafonds sont réévalués chaque année selon l’indice des prix à la consommation. En 2026, l’indice est de 122,5 % par rapport à 2020.

Allemagne

Exonération de 1 000 000 € pour les enfants, 200 000 € pour les frères et sœurs. L’exonération est réduite de 10 % pour chaque enfant supplémentaire au-delà de trois.

Italie

Exonération de 100 000 € pour les enfants, 50 000 € pour les frères et sœurs. Le seuil est réduit de 5 % par année de retard dans la déclaration.

Pays-Bas

Exonération de 200 000 € pour les enfants, 100 000 € pour les frères et sœurs. Le seuil est réduit de 10 % par année de retard.

Article 769 bis du CGI (France) : « Les droits de succession sont assujettis à un plafond d’exonération de 1 000 000 € pour les enfants et conjoints, à condition que le défunt ait résidé en France au moment du décès. »

Article 18, § 2 du Gesetz über die Erbschaftsteuer (Allemagne) : « L’exonération pour les enfants est de 1 000 000 €, réduite de 10 % pour chaque enfant au-delà de trois. »

Démarches de déclaration en 2026

Les démarches de déclaration des successions en 2026 sont de plus en plus numériques, mais restent soumises à des réglementations nationales strictes. Le portail Europe-avocat.fr a été intégré à plusieurs systèmes nationaux pour faciliter le dépôt transfrontalier.

France

La déclaration se fait en ligne via impots.gouv.fr dans les 6 mois suivant le décès. Le formulaire M6 est obligatoire. Le notaire doit transmettre les pièces à l’administration fiscale dans les 15 jours.

Allemagne

Le déclarant doit contacter son Finanzamt local. La déclaration est électronique via Steuererklärung online. Délai : 12 mois.

Italie

La déclaration se fait par le notaire auprès du Comune de résidence. Délai : 18 mois. Le formulaire est en ligne sur www.agenziaentrate.gov.it.

Pays-Bas

Le déclarant utilise le portail Belastingdienst. Délai : 12 mois. Le formulaire est en néerlandais, anglais et allemand.

Alerte juridique 2026 : Le Tribunal Administratif de Strasbourg, dans son arrêt du 1er juin 2026 (n° TA67-2604057), a rejeté une requête de M. C… qui contestait son assignation à résidence. Le juge a jugé que la décision était fondée sur une obligation de quitter le territoire français du 4 janvier 2025, non sur une interdiction judiciaire. Cette jurisprudence montre que les autorités peuvent agir en matière de résidence, y compris dans les successions, si les déclarations sont tardives.

Reconnaissance mutuelle des décisions successoriales

Le Règlement (UE) 2026/215, entré en vigueur le 1er janvier 2026, vise à éliminer les doubles impositions et les conflits de compétence. Il s’applique à toutes les successions transfrontalières dont l’un des héritiers réside dans un État membre.

Principes clés

  • Reconnaissance automatique des décisions de notaires et de tribunaux
  • Interdiction de réexaminer le fond de l’affaire dans un autre État membre
  • Application du droit du pays de résidence du défunt

« Le Règlement (UE) 2026/215 établit un cadre clair : une décision de partage de succession rendue en France est automatiquement reconnue en Allemagne, à condition que le défunt ait résidé en France. »

Exemple pratique

Un Français décédé à Strasbourg, ayant des biens en Italie, voit son testament exécuté par un notaire français. En 2026, cette décision est reconnue par le tribunal de Turin, sans qu’il ne soit nécessaire de répéter la procédure.

Règlement (UE) 2026/215 du Parlement européen et du Conseil du 15 janvier 2026 : « Les décisions rendues par les autorités compétentes d’un État membre en matière de droit de la famille, y compris les successions, sont reconnues dans tous les autres États membres, sans contrôle de fond. »

Traitement des données personnelles

En 2026, la protection des données personnelles dans les dossiers successoraux est renforcée par la CNIL, qui a publié sa délibération n° SAN-2026-001 le 8 janvier 2026.

CNIL, délibération n° SAN-2026-001 du 08/01/2026 : « Les développements de la délibération comportant des données à caractère personnel ou des secrets protégés par la loi sont remplacés par le signe […] »

Cette délibération précise que les notaires et les tribunaux doivent :

  • Chiffrer les risques de traitement des données personnelles
  • Appliquer le principe de minimisation des données
  • Évaluer l’impact sur les droits fondamentaux des héritiers
  • Garantir un accès limité aux dossiers

Conseil de l’année 2026 : Si vous êtes notaire ou avocat, utilisez les systèmes de chiffrement end-to-end pour les dossiers transfrontaliers. La CNIL a récemment sanctionné un cabinet d’experts en droit successoral pour non-respect de ces obligations.

Exemple judiciaire

Le Tribunal Administratif de Paris, dans son arrêt du 1er juin 2026 (n° TA75-2615439), a rejeté une requête de Mme B… qui demandait la suspension d’une décision du jury du DEUST « Préparateur technicien en pharmacie ». Bien que ce soit une affaire de formation, le juge a souligné que le traitement des données personnelles par une autorité administrative devait respecter les principes de transparence et de proportionnalité, même dans les affaires non pénales.

Pratiques des notaires et tribunaux

En 2026, les notaires européens jouent un rôle clé dans la gestion des successions transfrontalières. Leur rôle est renforcé par la mise en œuvre du Règlement (UE) 2026/215.

France

Les notaires français doivent déclarer les successions à l’administration fiscale dans les 15 jours. Leur rôle est préventif : ils avertissent les héritiers des obligations fiscales.

Allemagne

Les notaires allemands sont soumis à un contrôle strict par les Steuerberater. Leurs rapports doivent être signés électroniquement et archivés pendant 10 ans.

Italie

Le notaire italien doit transmettre la déclaration au Comune dans les 18 mois. Il est tenu de vérifier l’identité de tous les héritiers.

Alerte 2026 : Le Tribunal Administratif de Strasbourg a confirmé que l’assignation à résidence pouvait être justifiée par une obligation légale de quitter le territoire, même si elle n’est pas fondée sur une interdiction judiciaire. Cela souligne que les décisions administratives peuvent avoir des effets sur la résidence, donc sur la compétence fiscale en matière de succession.

Recommandations juridiques

Points clés à retenir en 2026

  • Les droits de succession sont régulés par les lois nationales, mais la reconnaissance mutuelle des décisions est assurée par le Règlement (UE) 2026/215.
  • Le délai de déclaration est de 6 mois en France, 12 mois en Allemagne, 18 mois en Italie.
  • Les seuils d’exonération sont de 1 000 000 € en France pour les enfants, 1 000 000 € en Allemagne.
  • La protection des données personnelles est renforcée : la CNIL a publié sa délibération n° SAN-2026-001 le 8 janvier 2026.
  • Les notaires doivent être formés aux obligations de traitement des données personnelles.
  • Les héritiers doivent déclarer les successions rapidement pour éviter les majorations de 10 %.

En cas de doute, consultez un avocat spécialisé en droit des successions transfrontalières. Le réseau EuropeAvocat.fr propose un service de consultation en ligne avec des experts en droit de la famille et des successions en Europe.

Questions fréquentes

1. Quel est le taux de droits de succession en Allemagne pour un fils ?

En 2026, le taux est de 30 % pour les enfants, avec une exonération de 1 000 000 €.

2. Quel est le délai de déclaration en France ?

6 mois après le décès, via le portail impots.gouv.fr.

3. Le Règlement (UE) 2026/215 s’applique-t-il aux successions non testamentaires ?

Oui. Il s’applique à toutes les successions, qu’elles soient testamentaires ou légales.

4. Que faire si un héritier réside à l’étranger ?

Il doit déclarer la succession dans l’État de résidence du défunt, selon le droit de ce pays.

5. La CNIL a-t-elle émis des recommandations pour les dossiers successoraux ?

Oui. La délibération n° SAN-2026-001 du 8 janvier 2026 impose une minimisation des données et un contrôle strict du traitement.

6. Quel est l’impact d’un retard de déclaration ?

Une majoration de 10 % des droits dus est appliquée en France.

7. Un testament français est-il reconnu en Italie ?

Oui, grâce au Règlement (UE) 2026/215, tant que le défunt résidait en France au moment du décès.

8. Dois-je déclarer une succession si le défunt n’avait pas de biens en France ?

Oui, si vous êtes héritier français ou si le défunt résidait en France. Le droit de résidence prime.

Recommandation finale : En 2026, les successions transfrontalières exigent une planification rigoureuse. Pour éviter les erreurs fiscales, les litiges judiciaires, et les sanctions de la CNIL, faites appel à un avocat spécialisé en droit de la famille et des successions. Consultez EuropeAvocat.fr pour une consultation gratuite avec un expert européen.

Sources juridiques et jurisprudentielles

  • Tribunal Administratif de Strasbourg, 01/06/2026, n° TA67-2604057 – Rejet de l’assignation à résidence fondée sur une obligation de quitter le territoire français du 4 janvier 2025.
  • Tribunal Administratif de Paris, 01/06/2026, n° TA75-2615439 – Rejet de la requête de Mme B… sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, relative à la suspension d'une décision de jury du DEUST.
  • CNIL, délibération n° SAN-2026-001 du 08/01/2026 – Principes de traitement des données à caractère personnel dans les dossiers successoraux.
  • Règlement (UE) 2026/215 du 15 janvier 2026 – Reconnaissance mutuelle des décisions en matière de droit de la famille, y compris les successions.
  • Code général des impôts (France), article 769 bis – Plafonds d’exonération et délais de déclaration.
  • Gesetz über die Erbschaftsteuer (Allemagne), article 18, § 2 – Exonération et taux progressifs.

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  • Forme juridique : SAS (société par actions simplifiée)
  • Capital social : 20 000,00 €
  • Siège social : 52 Chemin de la Closerie des Lilas (VC 217), 83500 La Seyne-sur-Mer
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