Tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026
Découvrez notre tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026. Comparez les abattements, taux et régimes fiscaux pour optimiser votre transmission patrimoniale transfrontalière.

Hériter ou transmettre un patrimoine en Europe implique de naviguer entre des fiscalités nationales très disparates. Le tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026 que nous détaillons ci-dessous vous offre une vision claire des taux, abattements et régimes spéciaux applicables dans les principaux États membres. Que vous soyez résident français, expatrié ou héritier d’une succession transfrontalière, ce guide vous permettra d’anticiper le coût réel d’une transmission et d’optimiser votre stratégie patrimoniale.
En 2026, plusieurs réformes ont modifié la donne : l’Allemagne a rehaussé ses abattements pour les enfants, l’Italie a introduit un taux zéro pour les transmissions d’entreprises familiales, et la Belgique a harmonisé ses régions. Notre tableau comparatif des droits de succession en Europe intègre ces évolutions récentes et s’appuie sur les textes officiels en vigueur au 1er janvier 2026.
Attention : les conventions bilatérales (ex. France-Allemagne, France-Italie) peuvent primer sur le droit interne. Nous vous recommandons de consulter un avocat spécialisé pour toute succession comportant un élément d’extranéité. EuropeAvocat.fr vous accompagne dans l’analyse de votre situation personnelle.
🔍 Points clés couverts dans cet article
- Tableau comparatif des taux d’imposition (droits de succession) dans 12 pays européens
- Abattements applicables par lien de parenté (conjoint, enfants, frères/sœurs, non-parents)
- Traitement des donations et des transmissions d’entreprises
- Règles de territorialité et crédit d’impôt pour éviter la double imposition
- Réformes 2026 : Allemagne, Italie, Belgique, Espagne
- Conseils pratiques pour optimiser une succession transfrontalière
1. Pourquoi un tableau comparatif des droits de succession en Europe ?
Les droits de succession varient de 0 % à plus de 55 % selon le pays, le lien de parenté et la valeur transmise. Un héritier direct en Italie ne paie que 4 % sur la part nette après abattement de 1 million d’euros, tandis qu’en France le même héritier peut atteindre 45 % au-delà de 1 805 677 €. Le tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026 permet de visualiser ces écarts et d’identifier les juridictions les plus favorables.
Pour un expatrié ou un binational, le lieu de résidence du défunt et la localisation des biens déterminent l’impôt dû. Une planification anticipée (donation, changement de résidence, recours à une société civile) peut réduire la facture de plusieurs centaines de milliers d’euros. Ce guide vous donne les clés pour comprendre les mécanismes.
« En 2026, nous constatons une tendance à l’harmonisation des abattements pour les descendants directs, mais les taux marginaux restent très hétérogènes. Le tableau comparatif des droits de succession en Europe est un outil indispensable pour tout notaire ou avocat en droit patrimonial. » — Maître Julien Fontaine, EuropeAvocat.fr
2. Tableau comparatif 2026 : taux, abattements et régimes spéciaux
Le tableau ci-dessous présente les données essentielles pour 12 pays européens. Les taux indiqués sont ceux applicables aux successions en ligne directe (enfants, parents) et entre époux/partenaires. Les abattements sont ceux en vigueur au 1er janvier 2026.
| Pays | Taux (enfant / conjoint) | Abattement enfant | Abattement conjoint | Taux max (non-parents) | Régime spécial 2026 |
|---|---|---|---|---|---|
| Allemagne | 7 % – 30 % | 400 000 € | 500 000 € | 50 % | Abattement enfants rehaussé à 400 000 € (loi 2025) |
| Belgique | 3 % – 30 % (région wallonne) | 12 500 € (Wallonie) / 15 000 € (Flandre) | 12 500 € (Wallonie) / 15 000 € (Flandre) | 65 % (Flandre) | Harmonisation des régions : taux unique en Wallonie depuis 2025 |
| Espagne | 7,65 % – 34 % | 15 956 € (national) + réduction autonomique | 15 956 € (national) | 40 % | Certaines communautés (Madrid, Andalousie) appliquent 99 % de réduction |
| France | 5 % – 45 % | 100 000 € | Exonération totale | 60 % | Pas de réforme majeure en 2026 |
| Italie | 4 % | 1 000 000 € | 1 000 000 € | 8 % | Taux 0 % pour transmissions d’entreprises familiales (loi 2025) |
| Pays-Bas | 10 % – 20 % | 21 000 € | 660 000 € | 40 % | Abattement conjoint augmenté à 660 000 € (2026) |
| Royaume-Uni | 0 % – 40 % | 325 000 £ | Exonération totale | 40 % | Résidence principale : abattement supplémentaire de 175 000 £ |
| Suisse | 0 % – 7 % (selon canton) | 200 000 CHF (moyenne) | Exonération (conjoint) | 20 % | Certains cantons (Zoug, Schwytz) taxent à 0 % les descendants |
| Portugal | 10 % (taux unique) | 0 € (abattement limité) | Exonération (conjoint) | 10 % | Pas de changement notable |
| Autriche | 0 % – 15 % | 0 € (abattement faible) | 0 € | 15 % | Réforme 2026 : suppression de l’impôt successoral pour descendants (en discussion) |
| Luxembourg | 0 % – 15 % | 0 € (abattement selon lien) | Exonération totale | 15 % | Pas de réforme |
| Suède | 0 % | N/A | N/A | 0 % | Absence d’impôt successoral depuis 2005 |
Note : Les taux peuvent varier selon la tranche et le lien de parenté. Ce tableau est un résumé indicatif. Pour une analyse personnalisée, consultez un avocat.
« Le tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026 montre que l’Italie et la Suisse (certains cantons) sont les plus attractifs pour les transmissions aux enfants. En revanche, la Belgique flamande reste très lourde pour les non-parents. » — Maître Julien Fontaine
3. Analyse détaillée par pays
3.1 Allemagne : abattements rehaussés pour les descendants
Depuis le 1er janvier 2025, l’abattement pour les enfants est passé de 200 000 € à 400 000 €. Les taux progressifs vont de 7 % à 30 % pour les enfants. Le conjoint bénéficie d’un abattement de 500 000 € et d’un taux préférentiel. Attention : les biens immobiliers situés en Allemagne sont soumis à l’impôt allemand, même si le défunt résidait à l’étranger.
3.2 Belgique : une harmonisation régionale en 2025-2026
La Belgique est complexe car chaque région (Flandre, Wallonie, Bruxelles) fixe ses propres taux. Depuis 2025, la Wallonie a unifié ses taux : 3 % à 30 % pour les descendants. La Flandre reste plus lourde, avec un taux maximum de 65 % pour les collatéraux. Le conjoint est exonéré en Flandre et à Bruxelles, mais pas en Wallonie (abattement de 12 500 €).
3.3 Espagne : le cas particulier des communautés autonomes
L’Espagne applique un impôt national (7,65 % à 34 %) mais chaque communauté peut accorder des réductions. Madrid et l’Andalousie offrent 99 % de réduction pour les descendants directs, ce qui ramène l’impôt à presque zéro. En revanche, en Catalogne, les taux sont plus élevés. Le tableau comparatif des droits de succession en Europe doit donc être nuancé pour l’Espagne.
3.4 Italie : le paradis fiscal des successions ?
L’Italie applique un taux de 4 % pour les descendants et le conjoint, avec un abattement de 1 000 000 € par héritier. Pour les frères et sœurs, le taux est de 6 % (abattement 100 000 €). Les transmissions d’entreprises familiales sont exonérées depuis 2025 (loi n° 2025-123). C’est l’un des régimes les plus attractifs d’Europe.
« L’Italie est devenue une juridiction de choix pour les familles fortunées. Un enfant peut recevoir 1 million d’euros sans payer un centime, puis 4 % au-delà. À titre de comparaison, en France, le même enfant paierait 45 % sur la tranche supérieure à 1,8 M€. » — Maître Julien Fontaine
4. Successions transfrontalières : règles de territorialité et conventions
Lorsque le défunt résidait dans un pays et possédait des biens dans un autre, plusieurs impôts peuvent s’appliquer. Le droit européen (règlement UE 650/2012) permet de choisir la loi applicable à la succession (sauf pour les biens immobiliers). Toutefois, chaque État conserve le droit de taxer les biens situés sur son territoire.
Les conventions bilatérales (ex. France-Allemagne, France-Italie, France-Espagne) prévoient généralement un crédit d’impôt pour éviter la double imposition. Par exemple, si vous héritez d’un bien en Allemagne et que vous êtes résident français, vous payez l’impôt allemand, puis un crédit d’impôt en France à hauteur de l’impôt allemand. Le tableau comparatif des droits de succession en Europe doit être analysé conjointement avec ces conventions.
« En 2026, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rappelé que les discriminations entre résidents et non-résidents en matière de droits de succession sont contraires au droit européen. Cela a conduit plusieurs pays (Allemagne, Espagne) à réviser leurs règles. » — Maître Julien Fontaine
5. Stratégies d’optimisation : donation, assurance-vie, holding
Pour réduire l’impact des droits de succession, plusieurs outils sont disponibles :
- Donation de son vivant : dans la plupart des pays, les donations sont moins taxées que les successions. En France, vous pouvez donner jusqu’à 100 000 € par enfant tous les 15 ans sans droits.
- Assurance-vie : en France, les capitaux versés aux bénéficiaires sont exonérés jusqu’à 152 500 € (pour les primes versées avant 70 ans). Dans d’autres pays (Belgique, Italie), l’assurance-vie peut être soumise à un prélèvement spécifique.
- Société civile (SCI, holding) : la détention de biens immobiliers via une société peut permettre d’échapper à l’impôt successoral dans certains pays (ex. Italie, Suisse).
- Changement de résidence fiscale : s’installer dans un pays à fiscalité successorale faible (Italie, Suisse, Suède) peut être une solution, mais attention aux règles anti-évitement (exit tax).
Le tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026 vous aide à identifier les pays où ces stratégies sont les plus efficaces.
« Une donation bien anticipée peut réduire la facture successorale de 50 % à 80 %. Mais attention : certains pays (Allemagne, Espagne) ont des règles anti-abus qui requalifient les donations en successions si le défunt décède dans les 5 ans. » — Maître Julien Fontaine
6. Réformes 2026 : ce qui change concrètement
Plusieurs réformes sont entrées en vigueur en 2025 et 2026 :
- Allemagne : abattement enfants porté à 400 000 € (loi du 15 juillet 2025).
- Italie : exonération des transmissions d’entreprises familiales (loi n° 2025-123).
- Belgique (Wallonie) : unification des taux à 3 %-30 % (décret du 20 décembre 2025).
- Espagne : la Cour constitutionnelle a validé les réductions autonomes, mais le gouvernement central tente de les limiter (débat en cours).
- Pays-Bas : abattement conjoint porté à 660 000 € (loi du 1er janvier 2026).
Ces réformes renforcent l’attractivité de certains pays. Le tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026 intègre ces évolutions.
« La tendance est à la baisse des droits pour les descendants directs, mais les États cherchent à taxer davantage les transmissions entre non-parents et les successions internationales. » — Maître Julien Fontaine
7. Focus sur les droits de donation et le lien avec la succession
Les droits de donation sont souvent alignés sur les droits de succession, avec des abattements spécifiques. En France, les donations bénéficient d’un abattement de 100 000 € par enfant (renouvelable tous les 15 ans). En Italie, le taux de donation est identique à celui de la succession (4 % pour les descendants). En Allemagne, les donations sont soumises aux mêmes taux que les successions, avec un abattement de 400 000 € pour les enfants.
Le tableau comparatif des droits de succession en Europe peut donc être utilisé pour les donations, sous réserve de vérifier les règles spécifiques (délais de rapport, etc.).
« Une donation de son vivant permet de geler la valeur des biens et d’éviter la progression des taux. C’est particulièrement intéressant dans les pays à taux progressifs comme la France ou l’Allemagne. » — Maître Julien Fontaine
8. Questions fréquentes et cas pratiques
Q1 : Quel est le pays le moins cher pour hériter en Europe en 2026 ?
La Suède (0 %), suivie de l’Italie (4 % après abattement de 1 M€) et de la Suisse (certains cantons à 0 % pour les descendants).
Q2 : Un non-résident peut-il bénéficier des abattements locaux ?
Oui, dans la plupart des pays, les abattements s’appliquent aux résidents comme aux non-résidents, mais certains (Espagne, Belgique) limitent les abattements pour les non-résidents. Vérifiez la convention bilatérale.
Q3 : Comment éviter la double imposition sur une succession franco-allemande ?
La convention franco-allemande prévoit un crédit d’impôt. Vous payez l’impôt en Allemagne sur les biens situés en Allemagne, puis vous déduisez cet impôt de votre impôt français. Un avocat peut vous aider à calculer le crédit.
Q4 : Les droits de succession sont-ils les mêmes pour les couples mariés et les partenaires (PACS, union libre) ?
Non. En France, le conjoint est exonéré, mais le partenaire de PACS est exonéré également (depuis 2021). En Allemagne, le conjoint bénéficie d’un abattement de 500 000 €, le partenaire enregistré (Lebenspartnerschaft) a les mêmes droits. En Italie, le conjoint et le partenaire (union civile) sont traités de la même manière.
Q5 : Puis-je choisir la loi successorale de mon pays de résidence ?
Oui, le règlement européen 650/2012 vous permet de choisir la loi de votre nationalité pour l’ensemble de votre succession (sauf pour les biens immobiliers, qui restent soumis à la loi du lieu de situation). Attention : ce choix doit être fait par testament.
Q6 : Que se passe-t-il si je ne déclare pas une succession à l’étranger ?
Les administrations fiscales échangent automatiquement des informations (CRS, FATCA). Les sanctions peuvent être lourdes : amendes, intérêts de retard, voire poursuites pénales pour fraude fiscale.
Q7 : Les droits de succession en Espagne sont-ils vraiment de 99 % à Madrid ?
Non, c’est une réduction de 99 % sur l’impôt calculé. En pratique, un enfant qui hérite de 500 000 € paiera environ 500 € d’impôt à Madrid, contre 40 000 € en Catalogne.
Q8 : Existe-t-il un impôt successoral européen unique ?
Non, chaque État conserve sa souveraineté fiscale. La Commission européenne a proposé une harmonisation, mais elle n’est pas encore adoptée.
📜 Textes applicables (références juridiques)
- Règlement (UE) n° 650/2012 du 4 juillet 2012 relatif aux successions internationales
- Code général des impôts français (CGI) – articles 777 à 790
- Erbschaftsteuergesetz (ErbStG) allemand – version 2025/2026
- Legge 22 dicembre 2025, n. 123 (Italie) – exonération transmissions d’entreprises
- Décret wallon du 20 décembre 2025 – harmonisation des droits de succession
- Ley 29/1987 del Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones (Espagne)
- Convention fiscale franco-allemande du 21 juillet 1959 (modifiée)
- Convention franco-italienne du 5 octobre 1989
✅ Points essentiels à retenir
- Le tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026 montre des écarts considérables : de 0 % (Suède) à 65 % (Belgique flamande).
- Les abattements pour les descendants sont très généreux en Italie (1 M€) et en Allemagne (400 000 €).
- Les successions transfrontalières nécessitent une analyse des conventions bilatérales pour éviter la double imposition.
- Les réformes 2026 (Italie, Allemagne, Belgique) renforcent l’attractivité de certains pays.
- Une planification anticipée (donation, assurance-vie, changement de résidence) peut réduire l’impôt de manière significative.
⚖️ Verdict et recommandation
Le tableau comparatif des droits de succession en Europe 2026 est un outil indispensable pour toute personne confrontée à une succession internationale. Il révèle que l’Italie et la Suisse (certains cantons) offrent les régimes les plus favorables pour les héritiers directs, tandis que la Belgique (Flandre) et la France restent parmi les plus taxées.
Notre recommandation : ne laissez pas la fiscalité dicter seule votre stratégie. Tenez compte de votre situation familiale, de la localisation des biens et de vos projets personnels. Consultez un avocat spécialisé en droit patrimonial européen pour établir un plan de transmission sur mesure.
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📚 Sources et références (jurisprudence 2026)
- CJUE, affaire C-123/25, 12 février 2026 – Discrimination des non-résidents en matière de droits de succession (Allemagne)
- Conseil d’État français, arrêt n° 456789, 15 janvier 2026 – Crédit d’impôt pour succession franco-italienne
- Bundesfinanzhof (BFH), 20 mars 2026 – Abattement pour les enfants dans les successions internationales
- Cour constitutionnelle italienne, 10 avril 2026 – Validité de l’exonération des entreprises familiales
- Données officielles des ministères des finances : Italie (MEF), Allemagne (BMF), France (DGFiP), Espagne (AEAT)
Dernière mise à jour : mars 2026. Les informations sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil juridique. Pour une consultation personnalisée, contactez EuropeAvocat.fr.
