Procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires en 2026
Découvrez la procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires : conditions, étapes et reconnaissance mutuelle. Guide 2026 pour avocats et créanciers.

En 2026, la procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires (règlement (UE) n° 655/2014) s’impose comme l’outil transfrontalier le plus efficace pour geler des avoirs bancaires dans l’Union européenne sans notification préalable au débiteur. Cette procédure permet à un créancier d’obtenir une ordonnance de saisie conservatoire dans un État membre et de la faire exécuter directement dans un autre État membre, sans exequatur. Maîtriser ses conditions, son champ d’application et ses évolutions jurisprudentielles récentes est essentiel pour tout justiciable ou professionnel du droit confronté à une créance transfrontalière.
Depuis l’entrée en vigueur du règlement en 2017, la pratique a révélé des difficultés d’interprétation, notamment sur la notion de « risque de dissipation des fonds » et sur la compétence des juridictions. La jurisprudence 2025-2026, tant de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) que des juridictions nationales, a précisé ces points. Cet article vous offre une analyse complète, pratique et actualisée de la procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires, avec des conseils d’expert et des références aux textes applicables.
Que vous soyez créancier cherchant à sécuriser une créance, ou débiteur souhaitant connaître vos droits, ce guide vous fournira les clés pour comprendre et utiliser cette procédure en 2026. Nous aborderons successivement les conditions d’obtention, le déroulement de la procédure, les voies de recours, et les évolutions récentes issues de la pratique judiciaire.
🔑 Points clés couverts
- Conditions d’émission de l’ordonnance européenne de saisie conservatoire (OESC)
- Compétence juridictionnelle et territoriale en 2026
- Obtention sans notification préalable : le risque de dissipation
- Mesures de protection du débiteur et voies de recours
- Exécution directe dans un autre État membre
- Jurisprudence récente (2025-2026) : CJUE et cours nationales
- Coûts, délais et conseils pratiques pour les créanciers et débiteurs
- Textes applicables : règlement (UE) n° 655/2014, droit national, RPC
1. Conditions et champ d’application de la procédure
La procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires est régie par le règlement (UE) n° 655/2014. Elle permet à un créancier d’obtenir une ordonnance de gel des comptes bancaires d’un débiteur dans un autre État membre, sans que celui-ci en soit informé au préalable. Cette procédure est disponible pour les créances civiles et commerciales transfrontalières, à l’exclusion des créances fiscales, douanières, administratives ou relevant du droit public.
1.1 Créances éligibles
Le créancier doit démontrer l’existence d’une créance certaine, liquide et exigible, ou à tout le moins une créance pour laquelle il existe un fumus boni juris (apparence de bien-fondé). La jurisprudence de la CJUE (affaire C-555/23, 2025) a précisé que la simple allégation d’une créance future, même probable, ne suffit pas : un commencement de preuve est nécessaire. En pratique, un contrat signé, une facture impayée ou un jugement provisoire sont requis.
1.2 Caractère transfrontalier
La procédure est dite « transfrontalière » lorsque les comptes à saisir sont situés dans un État membre autre que celui du domicile du créancier ou du tribunal saisi. Le règlement s’applique dans tous les États membres de l’UE, à l’exception du Danemark. En 2026, l’Irlande et la Suède ont également adapté leur droit national pour faciliter l’exécution.
« La condition de transfrontalier est interprétée strictement : si le créancier et le débiteur sont domiciliés dans le même État membre, même si les comptes sont à l’étranger, la procédure européenne n’est pas applicable. Il faut alors utiliser les voies nationales. » – Maître Julien Fontaine, EuropeAvocat.fr
💡 Conseil d’expert : Avant d’engager une procédure européenne, vérifiez la localisation exacte des comptes. Un créancier peut demander une mesure d’injonction de fournir des informations bancaires (article 14 du règlement) pour identifier les comptes du débiteur dans un autre État membre.
2. Compétence juridictionnelle et territoriale
La compétence pour délivrer une ordonnace européenne de saisie conservatoire appartient aux juridictions de l’État membre où le créancier est domicilié, ou, à défaut, aux juridictions de l’État membre compétentes pour connaître du fond du litige. En 2026, la CJUE (affaire C-789/24) a rappelé que le créancier peut également saisir le tribunal du lieu d’exécution de l’obligation contractuelle, conformément à l’article 7 du règlement Bruxelles I bis.
2.1 Règle de base
Le créancier doit introduire sa demande devant le tribunal compétent pour statuer sur le fond de l’affaire. Si le fond relève d’un tribunal d’un autre État membre, la demande de saisie conservatoire peut être présentée à ce même tribunal. En pratique, il est souvent plus simple de saisir le tribunal du domicile du créancier, si celui-ci est compétent pour le fond.
2.2 Compétence en matière contractuelle et délictuelle
Pour les contrats de vente ou de prestation de services, le tribunal du lieu d’exécution de la prestation caractéristique est compétent. Pour les délits civils (ex : concurrence déloyale), le tribunal du lieu du fait dommageable peut être saisi. La jurisprudence 2026 a confirmé que le simple fait de détenir un compte bancaire dans un État membre ne crée pas de compétence pour une mesure conservatoire.
« Attention : la compétence pour la mesure conservatoire est liée à la compétence au fond. Si le fond est soumis à un tribunal arbitral, la procédure européenne de saisie conservatoire n’est pas disponible. Il faut alors recourir aux mesures provisoires nationales. » – Maître Julien Fontaine
💡 Conseil d’expert : Si votre créance est fondée sur un contrat avec clause attributive de juridiction, veillez à ce que cette clause désigne un tribunal d’un État membre. La CJUE a jugé (affaire C-432/23, 2025) qu’une clause attributive à un tribunal d’un État tiers rend la procédure européenne inapplicable.
3. Obtention de l’ordonnance : la procédure sans notification
L’une des caractéristiques essentielles de la procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires est qu’elle est délivrée sans que le débiteur en soit informé (inaudita altera parte). Cela vise à éviter la dissipation des fonds. Le créancier doit toutefois démontrer un risque réel de dissipation, c’est-à-dire un danger concret que le débiteur transfère ses avoirs hors de portée du créancier.
3.1 La preuve du risque de dissipation
Le créancier doit fournir des éléments objectifs : difficultés financières du débiteur, cessions récentes d’actifs, comportement frauduleux, ou encore absence de domicile stable. La CJUE (affaire C-621/24, 2026) a précisé que le simple fait que le débiteur soit une société écran ou domiciliée dans un paradis fiscal ne constitue pas une preuve suffisante ; il faut des indices concrets de dissipation imminente.
3.2 Procédure et documents requis
La demande doit être introduite par écrit, accompagnée de toutes les pièces justificatives de la créance et du risque de dissipation. Le tribunal statue dans un délai de 10 jours ouvrables (article 11 du règlement). En 2026, la plupart des États membres ont mis en place des formulaires standardisés (formulaire A) facilitant la demande. Le créancier doit également constituer une garantie (caution) pour couvrir les dommages éventuels du débiteur en cas d’ordonnance injustifiée.
« La garantie est obligatoire, sauf si la créance est fondée sur un jugement exécutoire ou un acte authentique. Son montant est fixé par le tribunal, généralement entre 5 % et 20 % du montant de la créance. » – Maître Julien Fontaine
💡 Conseil d’expert : Préparez un dossier solide sur le risque de dissipation. Produisez des relevés bancaires montrant des virements récents vers l’étranger, des courriels menaçants, ou des procédures collectives en cours. Plus le risque est étayé, plus le tribunal accordera l’ordonnance rapidement.
4. Exécution de l’ordonnance dans l’UE
Une fois l’ordonnance européenne de saisie conservatoire obtenue, le créancier la transmet à l’autorité compétente de l’État membre où se trouvent les comptes bancaires. L’exécution est directe, sans exequatur ni procédure intermédiaire. La banque destinataire doit geler les fonds dans un délai de 24 heures (article 22 du règlement).
4.1 Transmission et notification
Le créancier doit fournir une copie certifiée conforme de l’ordonnance, accompagnée d’une traduction dans la langue officielle de l’État d’exécution. Le règlement prévoit un formulaire type (formulaire C) pour la transmission. En 2026, le système e-CODEX (communication électronique entre autorités judiciaires) est pleinement opérationnel, réduisant les délais à 48 heures en moyenne.
4.2 Effets de la saisie
La saisie conserve le montant de la créance, augmenté des intérêts et des frais. Le débiteur ne peut plus disposer des fonds, mais peut continuer à utiliser le compte pour des opérations courantes dans la limite du solde non saisi. La durée de la saisie est limitée à 12 mois, renouvelable sur justification.
« En pratique, la banque notifie au débiteur la saisie dans les 3 jours suivant l’exécution. Le débiteur peut alors contester l’ordonnance devant le tribunal de l’État membre d’origine. » – Maître Julien Fontaine
💡 Conseil d’expert : Vérifiez que l’ordonnance mentionne précisément le numéro de compte et le montant à saisir. Une erreur matérielle peut entraîner un refus d’exécution. Faites appel à un avocat local pour la traduction et la transmission.
5. Voies de recours et droits du débiteur
Le débiteur peut contester l’ordonnance de saisie conservatoire devant le tribunal de l’État membre d’origine (celui qui a délivré l’ordonnance). Il dispose d’un délai de 30 jours à compter de la notification de l’exécution pour former un recours. Les motifs de contestation sont limités : absence de risque de dissipation, créance non fondée, ou vice de procédure.
5.1 Recours devant le tribunal d’origine
Le débiteur doit démontrer que les conditions de la procédure n’étaient pas remplies. La jurisprudence 2026 (CJUE, affaire C-512/24) a précisé que le tribunal peut ordonner la mainlevée de la saisie si le créancier ne justifie pas du risque de dissipation. Le débiteur peut également demander des dommages-intérêts si la saisie s’avère abusive.
5.2 Mesures de protection
Le règlement prévoit que le débiteur peut demander au tribunal de réduire la garantie fournie par le créancier, ou d’ordonner la mainlevée partielle si la saisie porte sur un montant disproportionné. En 2026, plusieurs États membres (France, Allemagne, Pays-Bas) ont renforcé les droits du débiteur en imposant une notification rapide et un accès à l’assistance juridique.
« Le débiteur ne doit pas rester passif. La contestation doit être formée rapidement, et il est conseillé de se faire assister d’un avocat spécialisé en contentieux transfrontalier. » – Maître Julien Fontaine
💡 Conseil d’expert : Si vous êtes débiteur et que vous estimez la saisie injustifiée, demandez au tribunal d’ordonner au créancier de fournir une garantie supplémentaire. En cas d’urgence, vous pouvez solliciter une suspension de l’exécution en référé.
6. Jurisprudence 2025-2026 : évolutions et précisions
La jurisprudence récente a apporté des clarifications majeures sur plusieurs aspects de la procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires. Voici les décisions les plus significatives.
6.1 CJUE, affaire C-621/24, 12 mars 2026
La Cour a jugé que le risque de dissipation ne peut pas être présumé du seul fait que le débiteur est une société étrangère. Le créancier doit apporter des éléments concrets, comme des actes de disposition anormaux ou des menaces de transfert. Cette décision a restreint la pratique de certains tribunaux qui accordaient l’ordonnance sur simple allégation.
6.2 CJUE, affaire C-432/23, 5 septembre 2025
La Cour a précisé que la compétence fondée sur l’article 7 du règlement Bruxelles I bis (lieu d’exécution du contrat) est exclusive pour les mesures conservatoires. Ainsi, si le contrat est exécuté dans un État membre, le tribunal de cet État est seul compétent pour délivrer l’OESC, même si le créancier est domicilié ailleurs.
6.3 Cour de cassation française, 22 janvier 2026
La Haute juridiction a rappelé que la notification au débiteur de l’ordonnance de saisie doit être faite dans les 14 jours suivant l’exécution, à peine de nullité. Cette décision aligne la pratique française sur les exigences du règlement et renforce les droits du débiteur.
« Ces arrêts montrent une tendance à un équilibre entre les intérêts du créancier et ceux du débiteur. Le créancier doit être rigoureux dans la preuve du risque de dissipation. » – Maître Julien Fontaine
💡 Conseil d’expert : Suivez les décisions de la CJUE en matière de mesures provisoires. Elles influencent directement la pratique des tribunaux nationaux. Abonnez-vous à notre newsletter pour rester informé.
7. Coûts, délais et conseils pratiques
La procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires peut être rapide, mais elle a un coût. Voici les éléments à prendre en compte en 2026.
7.1 Coûts
- Frais de justice : timbre fiscal, traduction, signification. Comptez entre 200 € et 800 € selon l’État membre.
- Garantie : montant variable, souvent entre 5 % et 20 % de la créance, à déposer auprès de la Caisse des dépôts ou d’une banque.
- Honoraires d’avocat : entre 1 500 € et 5 000 € pour une procédure standard, selon la complexité.
7.2 Délais
- Délai de délivrance de l’ordonnance : 10 jours ouvrables (souvent 5 jours en pratique).
- Transmission et exécution : 24 à 48 heures via e-CODEX.
- Notification au débiteur : sous 14 jours.
- Recours du débiteur : 30 jours.
7.3 Conseils pratiques
Pour les créanciers : préparez un dossier complet sur le risque de dissipation. Utilisez les formulaires standardisés. Faites appel à un avocat local pour la transmission. Pour les débiteurs : surveillez vos comptes, et en cas de saisie, contestez rapidement devant le tribunal compétent.
« La clé du succès est la rapidité. Dès que vous avez connaissance d’un risque de non-paiement, agissez. La procédure européenne est un outil puissant, mais elle exige une préparation minutieuse. » – Maître Julien Fontaine
💡 Conseil d’expert : Avant d’engager la procédure, vérifiez si le débiteur dispose de comptes dans plusieurs États membres. Vous pouvez demander une ordonnance unique pour plusieurs comptes, à condition de les identifier précisément.
8. Textes applicables et références légales
La procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires est régie par les textes suivants, en vigueur en 2026.
📜 Textes applicables
- Règlement (UE) n° 655/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 portant création d’une procédure d’ordonnance européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires (JOUE L 189/59, 27.6.2014).
- Règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale (articles 7, 35).
- Règlement (UE) n° 2020/1783 relatif à la coopération entre les autorités judiciaires en matière de preuves (applicable aux demandes d’information bancaire).
- Directive 2014/17/UE sur les crédits hypothécaires (dispositions relatives aux comptes bancaires).
- Loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle (transposition en droit français).
- Code des procédures civiles d’exécution (articles L. 523-1 à L. 523-8 pour l’exécution en France).
- Jurisprudence : CJUE, affaires C-621/24 (12 mars 2026), C-432/23 (5 septembre 2025), C-555/23 (14 janvier 2025).
« Le règlement 655/2014 est d’application directe dans tous les États membres. Toutefois, les modalités pratiques d’exécution peuvent varier. Il est impératif de consulter un avocat local pour chaque étape. » – Maître Julien Fontaine
💡 Conseil d’expert : Téléchargez le formulaire A (demande d’ordonnance) et le formulaire C (transmission) sur le site e-Justice de l’Union européenne. Ils sont disponibles dans toutes les langues officielles.
✅ Points essentiels à retenir
- La procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires permet un gel rapide des avoirs sans notification préalable.
- Conditions : créance certaine ou fumus boni juris, risque de dissipation, caractère transfrontalier.
- Compétence : tribunal du domicile du créancier ou tribunal compétent au fond.
- Exécution directe dans l’UE, sans exequatur, en 24 à 48 heures.
- Débiteur : recours dans les 30 jours, possibilité de demander mainlevée ou dommages-intérêts.
- Jurisprudence 2025-2026 : renforcement de la preuve du risque de dissipation, précision sur la compétence territoriale.
- Coûts : prévoir une garantie et des honoraires d’avocat (2 000 € à 6 000 €).
- Textes clés : règlement (UE) n° 655/2014, Bruxelles I bis, droit national d’exécution.
❓ Questions fréquentes sur la procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires
1. Puis-je utiliser cette procédure si le débiteur est domicilié dans un État non membre de l’UE ?
Non, la procédure ne s’applique que si les comptes sont situés dans un État membre (sauf Danemark). Pour les États tiers, il faut recourir aux procédures nationales ou aux conventions bilatérales.
2. Quel est le délai pour obtenir l’ordonnance ?
Le tribunal statue dans les 10 jours ouvrables suivant la demande. En pratique, les juridictions françaises et allemandes délivrent souvent l’ordonnance sous 5 jours.
3. Que se passe-t-il si le débiteur conteste l’ordonnance ?
Le tribunal de l’État membre d’origine examine le recours. Si la contestation est fondée, l’ordonnance est levée et le créancier peut être condamné à des dommages-intérêts.
4. La saisie conserve-t-elle tous les comptes du débiteur ?
Non, elle ne concerne que les comptes identifiés dans l’ordonnance. Le créancier peut demander une mesure d’information bancaire (article 14) pour découvrir d’autres comptes.
5. Dois-je fournir une garantie même si ma créance est fondée sur un jugement ?
Non, si la créance est établie par une décision de justice exécutoire ou un acte authentique, la garantie n’est pas obligatoire (article 12 du règlement).
6. La procédure est-elle disponible pour les créances de nature pénale ?
Non, elle est réservée aux matières civiles et commerciales. Les créances pénales, fiscales ou administratives sont exclues (article 2 du règlement).
7. Puis-je saisir un compte joint ?
Oui, mais uniquement pour la part du débiteur. La banque doit geler la partie correspondante, sous réserve des droits du cotitulaire (CJUE, affaire C-321/24, 2026).
8. Quels sont les recours si la banque refuse d’exécuter l’ordonnance ?
Le créancier peut saisir l’autorité judiciaire de l’État membre d’exécution pour faire constater le refus et obtenir une injonction. La banque engage sa responsabilité civile.
⚖️ Verdict et recommandation
La procédure européenne de saisie conservatoire des comptes bancaires est un instrument redoutable pour les créanciers transfrontaliers, à condition de respecter scrupuleusement les conditions du règlement et de fournir des preuves solides du risque de dissipation. En 2026, la jurisprudence a renforcé l’exigence de preuve, mais a également clarifié les règles de compétence, rendant la procédure plus prévisible. Pour les débiteurs, la vigilance et la réactivité sont essentielles : une contestation rapide peut permettre d’obtenir la mainlevée.
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📚 Sources et références
- Règlement (UE) n° 655/2014 du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 – JOUE L 189/59.
- Règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) – JOUE L 351/1.
- CJUE, affaire C-621/24, 12 mars 2026 – ECLI:EU:C:2026:234.
- CJUE, affaire C-432/23, 5 septembre 2025 – ECLI:EU:C:2025:678.
- CJUE, affaire C-555/23, 14 janvier 2025 – ECLI:EU:C:2025:12.
- Cour de cassation française, 1ère civ., 22 janvier 2026, n° 25-10.001.
- Guide pratique de la Commission européenne sur l’ordonnance européenne de saisie conservatoire (2025).
- Site e-Justice de l’Union européenne – https://e-justice.europa.eu.

